L’interaction de Casimir, découverte théoriquement en 1948, est une attraction fondamentale et universelle entre deux plaques métalliques dues aux couplages des fluctuations de charge à l’intérieur des matériaux. Sa mise en évidence a été beaucoup plus tardive, des expériences précises (microscopie de champ proche, et interférométrie laser) n’ayant commencé qu’il y a une douzaine d’années. Entre atome et surface, il y a de même une polarisation induite dans la surface par les fluctuations de charge de l’édifice atomique : c’est l’attraction de London-van der Waals dans le régime électrostatique (qui postule des fluctuations induites instantanément), généralisée par Casimir et Polder, également en 1948, en tenant compte des effets de retard à la propagation. Cet effet très fondamental, voisin de l’effet Casimir, n’est lui aussi devenu accessible expérimentalement que depuis peu. Les mesures, passant par des étapes de spectroscopie laser ou de refroidissement laser, permettent de sonder diverses prédictions théoriques, y compris celles liées à la température non nulle du vide quantique.