Sujet proposé par Yannick De Wilde et Rémi Carminati, Institut Langevin (ESPCI)L’observation de détails de taille très inférieure à la longueur d’onde est impossible à l’aide d’un microscope optique classique en raison de la limite de diffraction. Celle-ci est telle que l’image d’un point observé à l’aide d’un objectif de grande ouverture, n’est pas un point, mais une tache de taille finie appelée tache d’Airy. Ainsi, quand deux points sont séparés d’une distance inférieure à la demi-longueur d’onde, on ne peut les résoudre car les taches d’Airy qu’ils forment dans le plan de l’image se recouvrent trop pour qu’on puisse les distinguer individuellement. De nouvelles techniques de microscopies ont vu le jour au cours de ces dernières années pour s’affranchir de la limite de diffraction et fournir des images optiques superrésolues. Le microscope optique en champ proche, utilise une sonde locale à balayage pour sonder le champ électromagnétique à la surface d’un échantillon et révéler ses hautes fréquences spatiales, qui sont habituellement inaccessibles car elles restent confinées près de la surface. D’autres types de microscopes utilisent la fluorescence qui peut être soit combinée avec un éclairement structuré de l’objet, soit être superlocalisée au centre de la tache d’Airy formée par des émetteurs uniques, pour former une image superrésolue de l’objet. Ce projet visera à extraire les grands principes de ces différentes techniques.