Sujet proposé Par Daniel Bloch, laboratoire de Physique des LasersThème de recherche

L’interaction de Casimir, découverte théoriquement en 1948, est une attraction universelle entre deux plaques métalliques, signature du couplage entre fluctuations de charge à l’intérieur des matériaux, et fluctuations quantiques du vide. Sa mesure, et les comparaisons avec la théorie, n’ ont pu être faites dans des expériences précises (microscopie de champ proche, et interférométrie laser) que 50 ans plus tard. De même, entre atome et surface, il existe une polarisation induite dans la surface par les fluctuations de charge de l’édifice atomique : c’est l’attraction de London-van der Waals dans le régime électrostatique (qui postule des fluctuations induites instantanément), généralisée par Casimir et Polder (également en 1948) en tenant compte des effets de retard à la propagation. Cet effet très fondamental, variante de l’attraction Casimir, n’est lui aussi devenu accessible expérimentalement que depuis peu. Les mesures, utilisant des techniques de spectroscopie laser ou de refroidissement laser, permettent de sonder des prédictions théoriques importantes et difficiles d’accès, notamment celles liées aux effets de température (non nulle) du vide quantique, ou d’une hypothétique “cinquième force” (gravitation non newtonienne).

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Daniel Bloch, Laboratoire de Physique des Lasers