ce sujet est proposé par Pierre-Jean Nacher et Geneviève Tastevin, Laboratoire Kastler Brossel

L’imagerie par résonance magnétique (IRM) est une méthode de diagnostic largement utilisée qui repose sur la détection par résonance magnétique nucléaire (RMN) des noyaux d’hydrogène contenus dans les fluides et tissus organiques, qui sont (à l’équilibre thermique) faiblement aimantés lorsque le corps est soumis à un champ magnétique statique élevé (1.5T ou plus). Au LKB, en collaboration avec plusieurs groupes qui font de la recherche méthodologique et clinique en IRM, nous avons contribué au développement d’une nouvelle méthode d’IRM du poumon utilisant des gaz rares hyperpolarisés. Elle implique un gaz d’hélium-3 ou de xénon-129, d’abord polarisé par pompage optique laser, puis inhalé et imagé par des techniques de RMN. Nos recherches actuelles sont principalement orientées sur l’utilisation de très faibles champs magnétiques en RMN et IRM, dont la mise en oeuvre (avec 3He hyperpolarisé ou 1H) se fait dans notre équipe sur un protype à échelle réduite d’imageur « corps entier » original fonctionnant à quelques milliteslas. Pour en améliorer la qualité, un nouvel ensemble de bobines destinées à fournir les champs magnétiques statique (uniforme), variable (gradients d’imagerie) et oscillants (émission et réception RF) a été réalisé et assemblé. Il doit maintenant être caractérisé en cartographiant les 3 composantes vectorielles de chacun de ces champs. Pour ce faire, un système de mesure multi-points et bi-composantes, reposant sur des capteurs à magnétorésistance anisotrope, vient tout juste d’être construit. Il sera mis en oeuvre et comparé à un magnétomètre commercial standard (un point, une composante). L’objectif du projet est double : évaluer les performances de ce système de mesure de champs magnétiques et déterminer les caractéristiques du nouvel ensemble de bobines.

Projet_LKB_sept2013-Nacher